Patrimoine local

L’empellement des Sires.

Cette vanne située sur la rivière “Avanon” qui fait la frontière entre la commune de Cruzilles et celles d’Illiat et de Garnerans avait pour but d’inonder la prairie durant l’été de manière à favoriser la pousse de l’herbe afin de faire une deuxième récolte de foin dite “regain”. Cette vanne a été restaurée en 2010 sous l’égide de la commune de Cruzilles-lès-Mépillat avec le concours de la région Rhône-Alpes. Le travail a été confié à l’association “Concordia” qui accueille de jeunes étrangers sur ses chantiers en France. Ainsi une douzaine de jeunes âgés d’une vingtaine d’années et venant de Turquie, Espagne, Corée du Sud, Togo, Allemagne ont vécu durant trois semaines à Cruzilles établissant de riches contacts avec les habitants.

Le travail de rénovation a été piloté par un ancien maçon à la retraite, François CARBO, habitant Cruzilles et élevé depuis au rang de citoyen d’honneur de la commune.

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Le château d’eau de Lagnat

chateau-eau-sitMerveille de la technologie moderne, ce château d’eau aux allures graciles a été érigé en 2013 sur le territoire de la commune par le Syndicat des Eaux Veyle-Chalaronne. Son objectif est de redonner de la réserve et de la pression sur toute la partie Nord du territoire du syndicat.

Pour ce faire 750M3 d’eau sont stockés à une quarantaine de mètres de hauteur. 280 marches permettent d’accéder au réservoir. L’exploitation est assurée par la SDEI. Sa construction a nécessité un an de travaux. Il a été inauguré en Septembre 2013.

 

Curiosités et monuments

L’église de CRUZILLES-lès-MEPILLAT

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Bref historique des travaux concernant l’église.

Le mauvais état de l’ancienne église de Cruzilles et l’augmentation du nombre de fidèles après le rattachement de l’ancienne paroisse de Mépillat sous le 1° Empire et la fusion des deux communes en Juillet 1865 rendaient nécessaire, soit l’agrandissement de l’ancien édifice roman existant, soit la construction d’une nouvelle église.

On opta pour cette seconde solution en 1866 en conservant toutefois le même emplacement ainsi que le cimetière. L’architecte Adrien PINCHARD de Macon fut choisi. Les plans et devis furent approuvés le 24 mars 1867. 45000 francs, c’est la somme maximum autorisée .La mise au point du plan de financement fut compliquée. En 1869 un emprunt de 12000 francs est autorisé. Un impôt exceptionnel est prélevé. Tout cela sur 12 ans.

Les travaux devaient commencer en 1870 après la démolition de l’ancienne église qui n’aurait elle-même lieu que lorsque l’approvisionnement en pierres de taille serait suffisant. Les travaux commencèrent bien en 1870 mais furent stoppés par la faillite de l’entrepreneur Collin Monier de Mâcon. Le devis s’élevait maintenant à 54280 francs ! L’impôt fut prolongé ! La réception fut prononcée le 15 Avril 1874.

De nombreux travaux s’échelonnèrent au cours des ans . Des travaux de maçonnerie concernant la stabilité de l’édifice dont ceux de l’entreprise Barberot au début des années 1960 consistant à créer un chaînage périphérique en tête de murs et des arcs en béton venant pincer la voûte. Le toit a fait l’objet de différents travaux : la flèche du clocher en 1913, l’effondrement d’une voûte d’une chapelle (St Denis)en 1939.

En 1955 toute la partie Ouest fut renforcée au moyen de tirants posés en façade et à l’intérieur de l’église. De 1965 à 2002 divers travaux de réfection et de suivi ont eu lieu : toit et flèche en 1965 et 1970,vitraux en 1984, automatisation des cloches, chaufferie à air pulsé en 1991, traitement de la charpente en 1999, remplacement du paratonnerre en 2002. A partir de 2003 la réflexion est engagé sur un vaste programme de travaux concernant la stabilité et la couverture de l’édifice. En effet des infiltration conséquentes existent depuis plusieurs années et la stabilité du clocher est mise en cause . Ce programme sera réalisé en trois phases sous la direction de Christophe GUYONNET architecte du patrimoine.

1° phase : 2006-2007 . Restauration de la charpente et de la couverture en ardoise du clocher.

2° phase : septembre 2008 ; Assurer la stabilité du clocher par la mise en place de micro-pieux et terminer la restauration de la partie en pierre inférieure du clocher.

3° phase : 2013 Révison de la charpente de la nef et mise en place d’un toit neuf. Celui-ci est constitué sur la partie Nord et le chœur par des tuiles . Sur la partie Sud par des tuiles photovoltaïques assurant une production annuelle de 18 000 KWh.

Ce projet , approuvé par les autorités ecclésiales, s’inscrit à la fois dans le soutien au développement durable manifesté par la commune et dans un souci de financement reposant moins sur le contribuable pour financer les inévitables travaux d’entretien à venir . Pour cela la commune s’est engagée à affecter automatiquement les surplus du budget photovoltaïque aux travaux nécessaires. Au niveau esthétique le projet a été particulièrement travaillé. L’angle de vision principal (à partir du Sud) fait apparaître un toit qui n’est pas sans rappeler les ardoises du clocher et crée ainsi une nouvelle harmonie visuelle.

Texte rédigé à partir des notes de Monsieur Christophe GUYONNET, architecte.

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